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En ouvrant à l’expérience bénévole l’accès à la validation des acquis de l’expérience (VAE), la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 reconnaît le caractère qualifiant de l’engagement associatif.
La VAE est un moyen de matérialiser son expérience par un diplôme, un certificat ou un titre et, au même titre que l’expérience professionnelle, il est possible de faire reconnaître son expérience bénévole. Pour une VAE, le candidat peut faire valoir simultanément autant les activités salariées que les activités non salariées (artisans, professions libérales) ou encore les activité(s) bénévole(s).
La procédure de validation des acquis de l’expérience se déroule selon quatre étapes :
Ce dispositif permet aux associations de disposer d’un véritable outil de mobilisation et de management des bénévoles, notamment parce qu’il les valorisent. Pour faciliter la reconnaissance des activités bénévoles, l’association France Bénévolat a mis en place le Passeport Bénévole qui permet de valoriser les expériences bénévoles acquises dans les associations, dans tous les secteurs associatifs, pour tous les types de missions bénévoles.
| Pour aller plus loin |
|---|
| Le portail national des acquis de l’expérience |
| Le Point Information Conseil - VAE du Gard : Pic-Vae |
| Le passeport bénévole |
| Juriis associations n°380 "VAE : le bénévolat comme expérience" |
Agenda partagé, porte documents en ligne, les outils collaboratifs désignent un ensemble de moyens et d’outils qui permettent à un groupe de plusieurs personnes de travailler ensemble, de partager de l’information en s’affranchissant des contraintes de temps et de lieux.
Ils apportent aux associations des solutions simples et innovantes permettant à tous ses membres de partager des informations par le bais d’Internet.
Efficacité, rapidité, partage et moindre coût sont quelques-uns des avantages de l’utilisation de ces outils.
L’association Outils-Réseaux, qui présentait cet Apéro Associatif, nous a proposé d’illustrer au cours de cette soirée, l’utilité des outils collaboratifs pour les associations à l’aide du logiciel Freemind (une présentation de cet outil est disponible ici).
Plutôt qu’un long compte-rendu de cette soirée, nous vous proposons de vous rendre vers ce lien, pour découvrir de ce fait un logiciel de présentation et d’organisation des idées (Freemind ndlr), les outils collaboratifs mis à disposition pour les associations et les usages qu’elles peuvent en faire.

Le renouvellement des conseillers au sein du conseil des Prud’hommes aura lieu en décembre 2008. Au sein de ce conseil sont jugés les conflits individuels du travail, par des juges non professionnels élus par les salariés et les employeurs, issus des entreprises. A chaque affaire, siège deux représentants des salariés et deux représentants des employeurs. Il est organisé en quatre sections : industrie (>25%), agriculture (>15%), commerce (>30%) et les activités diverses (>30% - 5 millions de salariés).
Les associations et plus largement le secteur de l’économie sociale et solidaire se trouvent dans cette section "activités diverses" dans lequel il représente 40% des emplois et 40% des entreprises.
Pour en savoir plus sur sur le conseil des prud’hommes, son fonctionnement, nous vous renvoyons vers le site Wikipédia qui lui consacre un article.
Les enjeux de ces élections
Les entreprises de l’économie sociale se distinguent des entreprises du secteur marchand :
d’où l’utilité, lors de conflits, de la présence parmi les juges, de conseillers informés des caractéristiques des entreprises de l’économie sociale et solidaire, de leur organisation et de leurs conventions collectives.
Or, jusqu’en 1997, il n’existait pas de conseillers issus du monde de l’économie sociale. Les conseillers employeurs étaient tous élus sur des listes présentées par les unions patronales du secteur marchand.
Au scrutin de 1997, des candidats se présentent pour la première fois sous l’étiquette des "employeurs associatifs". Dans une dizaine de conseils, dont celui de Nîmes, des listes de conseillers sont constituées. Dans tous les conseils, un conseiller est élu et parfois plusieurs. C’est le cas à Nîmes, ou deux sièges sur 7 reviennent aux représentants de l’économie sociale et solidaire.
Pour le scrutin de 2002, les syndicats d’employeurs de l’économie sociale créent l’AEES (Association des Employeurs de l’Économie Sociale) qui regroupe :
Des listes sont présentées dans 125 conseils (sur 271). Elles obtiennent, en moyenne, 35% des voix dans la section "activités diverses", 278 élus et la majorité dans certains conseils. Dans la région Languedoc- Roussillon, sur les quatre conseils dans lesquels des candidats ont été présentés 12 candidats ont été élus sur 32 sièges.
Une mobilisation accrue lors des prochaines élections permettra d’augmenter encore le nombre de représentants de l’économie sociale au sein du conseil des prud’hommes. Cela garantira la prise en compte des intérêts et des spécificités des associations, coopératives, mutuelles et fondations. Ce sera également faire reconnaitre le secteur comme un acteur incontournable de la vie économique et sociale dans le dialogue social.
Quelques enseignements tirés des litiges les plus fréquents : un secteur fragile, celui des "petites associations"
Un distinguo est à opérer entre les entreprises moyennes ou importantes et celles de petites dimensions. Pour les premières, on observe des situations comparables à celles des entreprises de même importance dans le secteur marchand. Ces entreprises ont, en règle générale, un service de gestion des ressources humaines bien informé du droit du travail, ce qui évite bien des erreurs notamment pour tout ce qui touche à la forme et aux procédures.
Pour les entreprises de petite dimension, essentiellement les associations, les situations sont parfois plus critiques pour des raisons multiples :
| Pour aller plus loin |
|---|
| Le site de l’Association des Employeurs de l’Économie Sociale : www.aees-formation.com |

En collaboration avec l’association Libellug, cet apéro s’est déroulé le 27 septembre 2007 à Nîmes. Il avait pour but de présenter l’intérêt, pour les associations, des logiciels libres.
Un peu d’histoire
Jusqu’aux années 80, les programmeurs de logiciels partageaient régulièrement le code source des logiciels qu’ils conçevaient. Mais, au début des années 80, cette habitude de partage est remise en cause par la notion de logiciel propriétaire qui apparait à ce moment là.
Richard Stallman, chercheur au laboratoire d’intelligence artificielle du Massachusetts Institut of Technology (MIT), embêté pour récupérer le code source du logiciel de son imprimante défectueuse s’aperçoit que le code n’est plus accessible.
De cette expérience va naître la Free Software Foundation qui se consacrera à la mise au point de logiciels librement copiables et modifiables et dont la Règle d’or est que, "si on aime un programme, on doit pouvoir le partager. Les éditeurs de logiciels cherchent à diviser et à conquérir les utilisateurs, en interdisant à chacun de partager avec les autres. Il faut refuser de rompre la solidarité avec les autres utilisateurs de cette manière", écrit-il dans un manifeste fondateur.
Le premier objectif de l’américain sera la conception d’un système d’exploitation, ouvert à tous, complet, pour ordinateur, nommé GNU. Un étudiant finlandais de l’université d’Helsinki, Linus Torvald, s’appuiera sur son travail pour apporter la dernière touche à GNU et conçevoir Linux, le noyau du système d’exploitation. C’est le début de GNU/Linux qui devient en 10 ans le principal concurrent de Microsoft.
Qu’est qu’un logiciel ?
Pour comprendre le concept de Logiciel Libre, on doit d’abord comprendre ce qu’est un logiciel (ou encore programme ou application). Du point de vue de l’utilisateur, un logiciel est une application qui répond à l’un de ses besoins (traitement de textes, programme de dessin, jeu, etc). C’est une suite de petites instructions invisibles pour l’utilisateur, qui forme un tout cohérent.
Ces logiciels ont besoin d’un système d’exploitation pour fonctionner. Le système d’exploitation permet d’accéder aux ressources de la machine (lecteur de disquettes, écran, clavier, etc). C’est aussi le système d’exploitation qui se charge d’exécuter les instructions du programme constituant le logiciel.
Les instructions d’un logiciel sont écrites dans un langage que l’ordinateur peut comprendre : le langage machine (ou langage binaire). Mais celui-ci est très difficile (voir impossible) à lire et à comprendre pour un humain.
Pour créer un logiciel, la manière la plus courante est donc de l’écrire dans un langage informatique compréhensible par des humains, et ensuite de le traduire vers le langage binaire. Cette traduction est effectuée par un logiciel appelé compilateur.
Le logiciel dans sa forme compréhensible est appelé source du logiciel, ou source du programme (parfois aussi "code source" par abus de langage), et dans sa version en langage machine, il est appelé "binaire" (ou exécutable).
Qu’est ce qu’un logiciel libre ?
Un logiciel libre est un logiciel garantissant un certain nombre de libertés à ses utilisateurs.
On peut comparer le code source d’un logiciel à une recette de cuisine. Imaginons que vous vous trouviez dans un restaurant et que vous mangiez un excellent plat. Peut-être aurez-vous l’envie de pouvoir le cuisiner chez vous pour vos amis ? C’est impossible si vous n’avez pas la recette du plat. Vous pouvez toujours le manger dans le restaurant, mais même si vous connaissez le goût, vous ne savez pas comment le reproduire. La liberté d’échanger des recettes de cuisine est essentielle pour les cuisiniers comme pour les simples gourmets.
En informatique, il en va de même pour un logiciel. Le code source est la recette, le binaire est le plat déjà cuisiné. La plupart des logiciels propriétaires sont distribués sans leur code source et il est interdit d’essayer de comprendre leur fonctionnement, de les partager avec vos amis ou d’essayer de les modifier pour les adapter à vos besoins.
Un logiciel libre, par contre, vous garantit quatre niveaux de libertés :
Les logiciels libres sont avant tout porteurs de liberté de partage et d’accès à la connaissance.
Ils sont bien sûr essentielles aux informaticiens, mais aussi aux utilisateurs, auxquels ils fournissent une maîtrise des outils et des informations, en empêchant toute dépendance permanente vis-à-vis d’un quelconque éditeur de logiciels.
Quel est l’intérêt du logiciel libre ?
Le principal intérêt du logiciel libre ne se situe pas au niveau de ses mérites techniques, mais bien dans l’essence même du logiciel libre : la liberté (liberté d’expression, d’association, d’entreprise, d’user à sa guise de l’information disponible et de la partager, au bénéfice de chacun, donc de tous).
Le mouvement du logiciel libre, se référant à l’utilité sociale, s’oppose à l’appropriation individuelle de la production intellectuelle dans le logiciel. Le logiciel libre permet une réelle appropriation citoyenne de l’informatique.
Au-delà de la liberté, l’intérêt du logiciel libre est multiple : liberté de faire des copies du logiciel pour son propre usage ou pour ses amis ; apprentissage approfondi ; correction plus rapide des erreurs ; pérennité par la maîtrise du code source et de son évolution ; souplesse par l’adaptation du logiciel à des besoins particuliers ; défense du pluralisme linguistique par la traduction du logiciel indépendamment de l’existence d’un marché ; nouvel état d’esprit dans lequel l’utilisateur veut ou du moins peut apprendre ; indépendance par rapport à un éditeur ; adéquation de l’évolution du logiciel avec les besoins de l’utilisateur ; absence de logique marchande conditionnant les sorties des différentes versions ; etc.
L’utilisateur ne bénéficie pas directement de l’accès aux sources. La plupart des automobilistes ne connaissent pas le fonctionnement d’un moteur : c’est la même chose en informatique. Maintenant, imaginons un monde où 10% de la population fait de la mécanique pendant ses moments perdus, et passe son temps à améliorer son véhicule. Si vous achetez une voiture d’occasion, vous êtes sûr que le moteur a été amélioré par son propriétaire précédent. On gagne en fiabilité, en performance et en qualité.
En informatique, la même chose existe mais là, vous avez une voiture neuve qui profite de toutes les technologies développées dans des petits garages indépendants par des artisans habiles, et dont les meilleures sont rassemblées dans votre véhicule. Vous êtes sûr de la qualité tout comme de la sécurité. Dans le cas d’un vice de conception, vous êtes quasiment certain que quelqu’un aura détecté l’erreur avant vous et l’aura corrigée.
Cette rubrique s’inspire très largement des articles suivants : "Qu’est ce que le logiciel libre ?" et "Le logiciel libre" , publiés tous les deux sur le site de Framasoft.
| Quelques liens pour aller plus loin : |
|---|
| Un livre : "Du bon usage de la piraterie" de Florent Latrive |
| La Free Software Foundation |
| L’Association Francophone des Utilisateurs de Linux et des Logiciels Libres - AFUL |
| L’APRIL, l’association de défense et de promotion des logiciels libres |
| Libellug, l’association des utilisateurs de Linux, dans le Gard |
| Le site de Framasoft, un site internet collaboratif à géométrie variable dont le sujet est le logiciel libre et son état d’esprit. Il a pour objectif principal de faire découvrir le logiciel libre au plus large public |
| Ikarios vend, exclusivement par correspondance et depuis 1997, des articles relatifs au logiciel libre |
| Des logiciels libres pour les associations |
|---|
| Mozilla Firefox et Mozilla Thunderbrid pour surfer sur Internet et envoyer ses courriels |
| Open office est une suite bureautique |
| Scribus, un logiciel de PAO |
| Grisbi pour votre comptabilité |
| SPIP et Joomla pour votre site Internet |
| Pour une liste plus complète, vous pouvez vous rendre sur le site de Framasoft et plus particulièrement sa page dédiée au réferencement de logiciels libres et sur Wikipédia qui propose également une liste de Logiciels Libres |
